Actualités - Revue de presse

Togo/présidentielle : accord sur la composition de la commission électorale

OUAGADOUGOU, 8 août 2009 (AFP) - Le parti du président togolais Faure Gnassingbé et son opposition parlementaire "se sont accordés", vendredi à Ouagadougou, sur la composition et les modalités de fonctionnement de la commission chargée d’organiser l’élection présidentielle prévue en 2010. Un mémorandum a été signé vendredi à l’issue de quatre jours d’âpres négociations entre les délégués du parti majoritaire et de l’opposition, sous l’égide du chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré, "facilitateur" du dialogue intertogolais, a constaté le correspondant de l’AFP.

"Les délégations se sont accordées sur les modalités d’organisation et de fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)", souligne un communiqué publié à l’issue des discussions. L’Union des forces de changement (UFC) de l’opposant historique Gilchrist Olympio et son allié, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) dirigé par Me Paul Dodji Apevon, étaient farouchement opposés à la nouvelle composition de la Céni voulue par le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) "Sur la composition de la Céni, nous nous sommes mis d’accord. Nous allons nommer certaines personnes, le parti majoritaire aussi va nommer certaines personnes, il y aura la société civile, le gouvernement..." a commenté M. Olympio. La Céni sera composée de 17 membres : cinq issus de la majorité présidentielle, cinq de l’opposition parlementaire, trois de l’opposition extraparlementaire, trois de la société civile et un de l’administration. "Désormais le problème majeur qui divisait la classe politique (togolaise) (...), au sujet de la Céni, est classé", a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona. Les protagonistes de la crise togolaise se sont également entendus pour alléger les conditions d’éligibilité contestées à la présidence. La candidature du leader de l’opposition Gilchrist Olympio avait été écartée pour les scrutins présidentiels de 2003 et 2005. Selon le communiqué, les trois délégations se sont accordées pour assouplir les textes relatifs à la nationalité et aux obligations fiscales, deux dispositions qui avaient notamment été à l’origine de l’invalidation de la candidature de M. Olympio. En revanche les parties ne se sont pas entendues sur le mode de scrutin : l’opposition parlementaire réclame un scrutin à deux tours tandis que que le RPT n’en veut qu’un. "Nous continuons la réflexion et, avec un peu de chance, nous trouverons une solution qui convient à tout le monde", a déclaré M. Olympio. roh/lbx/ej

BURKINA-TOGO-POLITIQUE-MÉDIATION - 08/08/2009 09h16 - AFP

Article proposé par régis