Considérant la chute du régime illégal, illégitime et autocratique de Mamadou Tandja à la suite de l’intervention du 18 février 2010 ;
Considérant la mauvaise foi et les intentions malveillantes qui ont présidé au démantèlement de la 5ème République ;
Considérant l’engagement du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) à combattre le mensonge, la corruption et à restaurer effectivement la démocratie confisquée ;
Considérant que l’opération des forces de défense et de sécurité intervenue à la suite de l’échec du Dialogue inter-nigérien, placé sous la médiation du Général Abdul-Salami Abubakar de la CEDEAO, échec dont Mamadou Tandja et son gouvernement en sont les seuls et uniques responsables ;
Fermement attaché à la restauration et à la sauvegarde des acquis démocratiques et républicains ;
Le Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (FUSAD), réuni en séance ordinaire le samedi 20 février 2010 :
1)Se félicite de la fin de la « 6eme République » et de toutes ses institutions illégales dont le Chef Mamadou Tandja n’a finalement obtenu que 57 jours de bonus illicite ;
2)Rend hommage aux martyrs de la démocratie ;
3)Appelle le CSRD à tenir ses promesses de restauration de la démocratie dans les délais les meilleurs, en se concentrant essentiellement sur deux (2) points :
L’adoption d’une nouvelle constitution ;
L’organisation d’élections libres et transparentes.
4)Demande la mise en accusation de tous les auteurs, co-auteurs et complices de la remise en cause de la constitution du 9 août 1999 pour parjure, haute trahison et atteinte à la sûreté de l’Etat dans le respect des principes du procès équitable ;
Demande également au CSRD de veiller au respect des droits de l’Homme et des libertés sur l’ensemble du territoire national ;
5)Salue l’unité et le sens de responsabilité du peuple nigérien dans son combat résolu et constant pour la préservation des acquis démocratiques ;
6) Appelle l’Union africaine en particulier et la Communauté internationale en général à accompagner le peuple nigérien dans son processus de transition démocratique en vue d’un retour rapide à un ordre constitutionnel normal.
Pour la justice et la liberté, quoiqu’il advienne nous vaincrons !
La lutte continue !
Fait à Niamey, le dimanche 21 février 2010
Pour le Conseil Exécutif Le président Marou AMADOU

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